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Contre le « ras-le-bol fiscal », la réforme de la fiscalité !

reforme-fiscale-2011Le système fiscal français est complexe. Il ne compte pas moins de 380 taxes différentes. Il évolue chaque année. Il n’est pas compréhensible pour le commun des citoyens. Dans l’opinion publique, l’impôt est très mal perçu,

Le Premier ministre a décidé d’engager la réforme fiscale. C’était l’un des engagements phares de François Hollande. Cette remise à plat du système doit rétablir « des règles plus justes, plus efficaces et plus lisibles » et donc incontestables en matière d’impôts.

Car les jacqueries anti fiscales se multiplient depuis le début du quinquennat. Des catégories de la population – pas forcément les plus modestes, bien au contraire – se mobilisent contre le Gouvernement. Hier, il s’agissait des « Pigeons », ces entrepreneurs de start-up vent-debout contre la taxation de la plus-value lors des cessions d’entreprises. Aujourd’hui, il s’agit des « Bonnets rouges », les industriels de l’agro-alimentaire contre l’écotaxe. Il y a quelques semaines, il s’agissait des clubs de football de Ligue 1 contre la taxe à 75%.

Dans ce débat, la Gauche doit rappeler que la République n’est pas une somme d’intérêts particuliers et catégoriels. Elle repose sur l’effort de tous, selon ses moyens. L’impôt n’est pas une punition, il est un outil au service de l’intérêt général et de la justice sociale !

Il ne s’agit pas de baisser ou d’augmenter le curseur. La stabilité fiscale est au cœur de la réforme. Cette stabilité fiscale est également appliquée par la Gauche dans les collectivités locales. Ainsi, le taux d’imposition n’a pas augmenté depuis 2010 pour le Département du Nord et depuis 2007 pour Villeneuve d’Ascq !

La réforme fiscale doit rétablir le consentement républicain à l’impôt. L’impôt, c’est ce qui permet de faire vivre les services publics. Mais c’est aussi ce qui permet à la France de compter des infrastructures de qualité et d’être compétitive sur le plan économique. Sans impôt, point d’investissement, point de formation, point de croissance !

Alors, vive l’impôt et la réforme fiscale !

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Cap sur la transition énergétique !

transition-energetiqueEngagement phare de François Hollande qui souhaite « faire de la France la nation de l’excellence environnementale », la transition énergétique est aujourd’hui en discussion. Elle fait notamment l’objet d’une concertation citoyenne innovante.

Après les réunions de travail en présence de chercheurs, d’acteurs de l’environnement, et d’industriels, le débat a quitté les salles feutrées du ministère pour associer directement des citoyens. Le 25 mai dernier, 1 500 participants préalablement tirés au sort ont ainsi pu s’exprimer et se positionner sur la transition énergétique… du jamais vu !

Cette démarche de démocratie participative est inédite. Elle permet de décloisonner le débat et s’affranchir du seul regard des experts pour mieux appréhender les enjeux citoyens qui touchent à la transition énergétique.

Le résultat de la concertation est riche d’enseignements.

Pour la majorité des participants (66, 5%), la transition énergétique représente une véritable chance de s’engager dans un modèle de société plus sobre et plus respectueux de l’environnement avant d’être un levier économique créateur d’emplois ou d’être une urgence face aux dérèglements climatiques. La protection de l’environnement est l’une des toutes premières motivations. Il faut noter à cet égard que 45, 75% des personnes du panel se disent prêtes à réduire leurs déplacements pour moins polluer.

L’enquête fait encore savoir que les freins à la transition énergétique, pour les citoyens, seraient principalement financiers (39%). Réponse prévisible, les nouvelles technologies dédiées à l’environnement – comme les panneaux photovoltaïques par exemple – restent assez onéreuses.

A la question de « qui doit assumer la responsabilité de la transition énergétique », les participants du débat répondent à une très grande majorité l’Etat (58%). C’est le Gouvernement qui devra faire preuve de volontarisme sur le sujet bien avant les industriels, les collectivités ou les simples particuliers.

En outre, sur la question du nucléaire et des énergies renouvelables, les citoyens consultés (50% d’entre eux) demandent en priorité le lancement d’un grand plan de Recherche & Développement national et européen pour développer de nouvelles filières.

Dernier élément très optimiste, la concertation a démontré que la transition énergétique faisait largement consensus. Les trois-quarts des participants pensent ainsi qu’elle aura des effets positifs profitables à l’ensemble de la société française.

Cet exercice de démocratie participative – « sans précédent » selon les mots de la ministre Delphine Batho – ne va pas rester lettre morte. Les contributions des 1 500 citoyens vont maintenant être traitées pour alimenter la préparation du projet de loi sur la programmation énergétique présenté à l’automne.

Les priorités sont déjà fixées. La France doit notamment réduire sa dépendance aux énergies fossiles et développer de nouvelles énergies plus propres et plus économes des ressources de la planète alors que la précarité énergétique touche un nombre croissant de ménages.

La société est prête à bouger. Les mentalités ont évolué. L’environnement est devenu une priorité aux yeux des Français comme l’a révélé la concertation citoyenne. A présent, le volontarisme et les réponses politiques doivent être vraiment à la hauteur !

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Face aux forces de l’argent : tenir bon

En 71 au congrès d’Epinay, François Mitterrand mettait en garde les socialistes contre les forces de l’argent. Il évoquait « l’argent qui corrompt » et « qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ».

Rien ne pourrait mieux dire la vérité dans la période actuelle. 

L’argent est roi dans notre société.

Ce qui choque dans la société, choque encore plus dans la politique dont l’honneur est d’échapper à la corruption ou aux conflits d’intérêts. Oui à la moralisation annoncée par le Président de la République. Il faut marquer une rupture avec le quinquennat précédent et avec la droite qui proposait encore la semaine dernière de voter une loi d’amnistie des exilés fiscaux.

Car les cinq années au pouvoir de Nicolas Sarkozy sont une vraie caricature : l’indépendance de la justice a été sérieusement écornée alors que les affaires n’ont jamais été aussi graves et nombreuses…

Aujourd’hui, il y a enfin la volonté de lutter contre les « dérives de l’argent, la cupidité et la finance occulte » selon les mots de François Hollande.

La politique n’est pas la seule concernée… Les élus ne sont pas moins honnêtes que les citoyens !

C’est toute la société qui doit changer. Le mur de l’argent n’est pas tolérable. La lutte contre la fraude, l’évasion et les paradis fiscaux doivent être des priorités. Les lignes commencent d’ailleurs à bouger. Le Luxembourg s’apprêterait à lever partiellement le secret bancaire… La Gauche doit tenir bon.

 

 

 

 

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Europe : changer de politique pour sortir de la crise !

223007625_7La Commission européenne vient de publier des chiffres accablants. 26,2 millions de personnes sont au chômage. 23,6 % des jeunes européens ne trouvent pas d’emploi. Près d’un ménage à bas revenus sur quatre est en situation de détresse financière. Quant au PIB de l’Union européenne, il était en recul de 0,5% au quatrième trimestre 2012. C’est le décrochage le plus important enregistré depuis le début de l’année 2009.

Le contexte économique et social ébranle la construction européenne. Sur le plan politique, l’Europe est également en grande fragilité avec la montée des candidats populistes et des partis d’extrême droite.

Les conservateurs ont réussi un vrai tour de force : faire détester l’Europe aux Européens, la rendre impopulaire, responsable des politiques d’austérité qu’ils ont eux-mêmes choisi d’imposer.

Dans cette crise majeure se joue l’avenir de l’Europe.

Dès son élection, François Hollande a engagé un bras de fer pour réorienter la construction européenne dans un Conseil européen largement dominé par les chefs d’Etat conservateurs et souvent eurosceptiques.

parlement_europeen_hemicycleTout récemment, le Parlement européen a lui-aussi fait entendre une voix discordante en rejetant le budget européen calamiteux, négocié entre les dirigeants nationaux et dénué de toute ambition. C’est un bon point qui change la donne. Une nouvelle alternative politique, économique et sociale est peut-être en train d’éclore.

D’autres batailles seront nécessaires pour remettre la croissance et l’emploi au cœur de la construction européenne. C’est un combat de longue haleine pour les socialistes.